Accueil France La France va envoyer 600 soldats supplémentaires au Sahel

La France va envoyer 600 soldats supplémentaires au Sahel

La France va déployer 600 soldats supplémentaires dans la lutte contre les militants islamistes dans le Sahel africain, au sud du Sahara, a déclaré dimanche la ministre française de la défense, Florence Parly.

Les renforts seront principalement envoyés dans la zone située entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a déclaré Mme Parly dans un communiqué. Une autre partie rejoindra les forces du G5 au Sahel.

Mme Parly a ajouté que le Tchad « devrait bientôt déployer un bataillon supplémentaire » au sein de la force conjointe du G5 Sahel, qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad dans la zone des trois frontières. C’est l’épicentre de la lutte contre les groupes djihadistes, dont le groupe de l’État islamique au Grand Sahara (ISIS-GS).

« Le renforcement … devrait nous permettre d’augmenter la pression contre l’ISIS-GS … Nous ne laisserons aucune place à ceux qui veulent déstabiliser le Sahel », a-t-elle ajouté.

La France a déjà 4 500 soldats stationnés dans la région de taille européenne dans le cadre de l’opération Barkhane, soutenant des armées locales pauvres et mal équipées qui ont lancé en 2017 une force anti-jihadiste conjointe G5 Sahel.

Malgré la présence française et une force de maintien de la paix de l’ONU de 13 000 hommes, baptisée MINUSMA, au Mali, le conflit qui a éclaté dans le nord de ce pays en 2012 s’est depuis étendu à ses voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Les combattants djihadistes ont récemment intensifié leur campagne contre des cibles militaires et civiles. Le mois dernier, le chef des Nations unies, Antonio Guterres, a averti que « les groupes terroristes gagnent du terrain ».

La mort de 13 soldats français dans un accident d’hélicoptère au Mali le 25 novembre dernier a souligné les défis auxquels les forces armées françaises sont confrontées au Sahel dans un contexte d’intensification des attaques des insurgés et de doutes sur l’efficacité de ses alliés militaires dans cette vaste région au sud du désert du Sahara.

Il s’agit de la plus importante perte de vies humaines pour les forces militaires du pays depuis 1983.

La France a lancé des opérations militaires en janvier 2013 après que le Mali lui ait demandé de l’aider à reconquérir des territoires saisis par des extrémistes islamistes qui avaient détourné une rébellion touarègue dans les régions désertiques du nord du pays l’année précédente.

Les militaires français ont réussi cette première mission, mais l’insurrection djihadiste s’est depuis étendue à tout le Mali et à la frontière du Niger et du Burkina Faso.