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Le crunch remporté par les Français

Le capitaine Charles Ollivon a marqué deux essais, alors que la France entamait une nouvelle ère sous la direction de l’entraîneur récemment nommé Fabien Galthié, avec une victoire palpitante 24-17 contre l’Angleterre lors du premier match des Six Nations en 2020, dimanche.

Galthié a pris ses fonctions à plein temps après l’élimination de la France en quart de finale de la Coupe du monde au Japon la saison dernière et semble avoir fait revivre le XV de France, avec un seul joueur de plus de 30 ans.

Deux essais en première mi-temps par Vincent Rattez et Ollivon, ainsi que deux conversions et un penalty de Romain Ntamack ont permis à l’équipe locale, magnifiquement propulsée autour du terrain par le demi de mêlée Antoine Dupont, de prendre une avance de 17-0 à la mi-temps.

Un deuxième essai d’Ollivon converti a permis à la France de creuser l’écart, mais l’Angleterre, vice-championne du monde, a riposté par deux essais de Jonny May, tous deux convertis par Owen Farrell.

Le Stade de France a connu un engouement que l’on n’avait pas ressenti depuis un certain temps et la foule attendue a été rapidement récompensée après un départ féroce, les deux équipes s’étant affrontées.

Le ballon a été rapidement recyclé et une passe de Ntamack a permis à Rattez, le remplaçant de Damien Penaud, blessé, de s’emparer facilement du tacle de Ben Youngs pour marquer un bel essai d’équipe.

Ntamack a converti, a frappé un penalty à la 16e minute, puis une autre conversion, alors que le nouveau capitaine Ollivon a montré une paire de talons propres pour se rendre sur la ligne pour le deuxième essai de la France, après que Courtney Lawes n’ait pas réussi à obtenir un coup de pied de boîte de Dupont, Rattez jouant le rôle de fournisseur sur le tapdown.

L’Angleterre s’est rendue coupable d’une série d’erreurs de manipulation de base, perdant la possession du ballon à quatre reprises seulement lors de menaces dans la zone des 22 mètres français.

Farrell renverse le ballon au milieu du terrain et le coup de pied de George Ford est toujours trop long, ce qui permet à Anthony Bouthier, le premier arrière latéral français, de se coucher facilement et de réaliser un coup de pied de 90 mètres hors de portée.

Le duo français de Paul Willemse et Bernard Le Roux, originaires d’Afrique du Sud, et le centre Gaël Fickou ont été au cœur d’une défense française étouffante, désormais dirigée par Shaun Edwards, la légende du rugby qui a été le bras droit de Warren Gatland pendant ses 12 années de mandat au Pays de Galles.

Près d’un an après le jour où la France a perdu son avance de 16-0 à la mi-temps sur le Pays de Galles lors de l’ouverture des Six Nations en 2019 (pour finalement s’incliner 24-19), on se demandait comment les Bleus allaient résister à une riposte anglaise chargée en deuxième période.

Stress jusqu’à la fin

L’Angleterre a remporté deux penalties en territoire français, optant deux fois pour une mêlée. La foule s’est alors mise à chanter la Marseillaise, alors que les Français sortaient de leur propre moitié.

Ollivon centre pour son deuxième essai, et la troisième de la France, à la 55e minute, montre une belle lecture du jeu de la part d’un openside qui suit la netteté de la pause de Dupont et prend une passe intérieure pour glisser au-dessus.

Ntamack ne s’est pas trompé dans les prolongations, mais l’Angleterre a riposté immédiatement, l’ailier May poursuivant son propre jeton pour un essai, Farrell convertissant.

Mais les Français ont tenu bon et ont remporté une belle victoire, Farrell obtenant un penalty dans le temps additionnel pour un point de bonus défensif, et peuvent maintenant se réjouir d’accueillir la semaine prochaine l’Italie, battue 42-0 par le Pays de Galles, champion en titre, samedi.

L’Angleterre n’aura cependant pas le temps de panser ses plaies, avec un retournement de situation serré de six jours avant d’aller à Édimbourg pour affronter l’Écosse, battue 19-12 par l’Irlande lors de son premier match.